Anarchistes Ivry

Groupe libertaire d’Ivry-sur-Seine

Agenda

Tou-te-s à l’Assemblée contre l’état d’urgence permanent

lundi 25 septembre à 18h
place Edouard Herriot
Paris 7
Métro Assemblée Nationale

On parle beaucoup de la « loi travail XXL » ces derniers temps, et on a raison de le faire. Mais n’oublions pas que lundi 25 Septembre, le texte visant à rendre permanentes certaines mesures de l’état d’urgence passe lui aussi à l’assemblée.

Pour rappel, l’état d’urgence qui a déjà été renouvelé six fois c’est :

5000 perquisitions administratives (sans contrôle judiciaire donc) pour finalement seulement 20 enquêtes et aucune condamnation 155 manifestations interdites 639 personnes interdites de manifestations (dont 574 pendant les manifs contre la loi travail et 21 pendant la COP 21 donc pas grand chose à voir avec la soi disant lutte contre le terrorisme). Le nouveau texte prévoit entre autres (et de façon définitive cette fois) :

la création au bon vouloir du préfet de « périmètres de protection » dans lesquels des flics mais mêmes des agents de sécurité privée pourront nous palper et fouiller nos sacs la fermeture de lieux de cultes (on se doute un peu du culte visé en question…) des assignations à résidence ou ports de bracelets électronique pour « toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre public ». On voit facilement comment ce critère s’appliquera sans problème à des militant-e-s autonomes, anarchistes, écolos, syndicalistes ou autres la pérennisation des fameuses perquisitions administratives qui nous mettront à la merci d’irruptions policières musclées chez nous, quand bon leur semblera Le collectif pour la sortie de l’état d’urgence (qui est en fait un agrégat de plusieurs associations dont on peut penser ce qu’on veut) avait appelé à une manifestation dimanche 10 septembre. Le soir même on était plusieurs à la cantine du CSA d’Ivry (allez-y d’ailleurs c’est chouette) à se dire qu’il n’y avait vraiment pas eu grand monde.

Ce même collectif appelle à un rassemblement le lundi 25 Septembre à 18h place Edouard Herriot (juste à côté de l’Assemblée).

Il ne s’agit pas de concurrencer les évènements qui se préparent pour le 7 octobre, au contraire deux dates valent mieux qu’une. Et puis la proximité du rassemblement avec l’assemblée nous permettra peut être d’aller faire des bisous à nos députés chéris !

Signé : des jeunes.

Jetons Macron hors de nos facs !

mardi 26 septembre à 13h

47, rue des Ecoles
RER St-Michel / Cluny-la-Sorbonne
métro Saint-Michel

Ce mardi 26 septembre, Macron a prévu de donner une petite conférence privée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, dans notre quartier, à 14h. Ne le laissons pas entrer dans nos facs.

Macron baisse les APL et diminue l’ISF, ampute de 300 millions d’euros le budget de l’enseignement supérieur alors même qu’il n’y a jamais eu autant d’étudiant-e-s, casse le code du travail avec sa loi travail XXL et n’offre aux jeunes que précariat et ubérisation.

Il est intolérable que le président Macron essaie de venir se faire mousser sous les dorures de la Sorbonne tout en sapant les finances de toutes les écoles et universités françaises. Pour nous étudiant-e-s, Macron et son gouvernement ne représentent qu’une menace pour nos études et notre futur.

Mardi, venons en masse pour l’empêcher de s’exprimer et lui montrer que les étudiant-e-s ne s’inclineront pas devant lui.

Que vous soyez de la Sorbonne ou d’ailleurs, refusons que nos lieux d’étude deviennent la vitrine d’une politique néolibérale destructrice !

RDV mardi 26 septembre à 13h devant le 47, rue des Ecoles - RER St-Michel / Cluny-la-Sorbonne et ligne 4 St-Michel

Le SIAMO (Sorbonne Intervention Antifasciste Militante Organisée).

Projection du film « PØrnØcratie »

mardi 26 septembre à 19h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni

Premier film du cycle « le capitalisme de plate-forme », ce long métrage explique la transformation d’un secteur de l’industrie du sexe de ces dernières années. A travers l’expérience des travailleurs et travailleuses et le récit du bouleversement de ce monde suite à la diffusion des plates formes de streaming gratuit, on découvre que derrière ces sites se trouve une seule et même multinationale : une holding aux pratiques opaques, composée de sociétés domiciliées dans le monde entier. Un système créé par un groupe de geeks trentenaires qui n’avaient aucune expérience du X et qui ont constitué un empire du sexe qui prospère. Montages financiers, évasion fiscale, anciens banquiers liés à Wall Street…

Réunion du collectif de contributeurs.trices de Paris-luttes.info

mercredi 27 septembre à 19h30
Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris 11
métro République / Oberkampf / Filles du Calvaire

Élargir les sujets, documenter, donner la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas – ou qui n’ont pas le temps, c’est aussi une manière de se défendre, de faire contre-feu à des préjugés, aux informations policières, à la machine de guerre médiatique qui répond à un rapport de force clairement pas en notre faveur.

Parce qu’écrire seul.e, derrière son écran est difficile, et que rien ne remplace la rencontre, le travail collectif et l’entraide, des contributeurs.trices du site se réunissent maintenant toutes les deux semaines et mettent en commun leurs efforts et leurs envies.

Lors des dernières rencontres, plusieurs sujets ont émergé, notamment autour de la mémoire des luttes, d’analyses & réflexions diverses comme d’infos locales. Ils sont travaillés collectivement par petits groupes de rédacteurs à partir de la matière récoltée.

Permanence « Prenons la ville »

mercredi 27 septembre de 16h30 à 19h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni
degage-onamenage@riseup.net

Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif « Prenons la ville » propose un moment de rencontres, d’échanges et d’organisation. Cette permanence permettra de faire ensemble le point sur l’avancée des projets et des problèmes qu’ils entraînent ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons…

CinéBAM « Pride »

vendredi 29 septembre à 20h
Bibliothèque Associative
14 Impasse Carnot, Malakoff
métro Étienne Dolet

Film de Matthew Warchus

Le ciné-club de la BAM reprend ses projections mensuelles.

Projection suivie d’un buffet en auberge espagnole

Pride

Eté 1984 - Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de leur marche à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

Ujjaya en concert ethno-ambient acoustique

samedi 30 septembre à 16h
Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris 11
métro République / Oberkampf / Filles du Calvaire

Exceptionnellement Ujjaya jouera un concert entièrement acoustique sans micro ni effet, inspiré par l’œuvre de Davide Napoli, un calligraphe abstrait. Guitare classique fretless, bols, gongs, cloche, daf ,sanzula, carillons et dan-moi (guimbarde multilame vietnamienne) seront convoqués pour illustrer par le son l’œuvre de cet artiste italien .Davide lira ses textes poétiques évoquant les éléments. Un concert proche du silence,pour présenter « Continent éphémère » le nouvel opus d’Ujjaya, et aussi son œuvre la plus abstraite et la plus délicate à ce jour . Libre participation aux frais.

Fête du livre des éditions Noir et Rouge

samedi 30 septembre de 10h à 17h30
Local EDMP
8 impasse Crozatier, Paris 12
métro Reuilly Diderot ou Ledru Rolin

Livres neufs et d’occasion

Des milliers de livres parfois très rares, des essais, des romans, des BD, des livres d’art et même de la poésie… à des prix d’occasion !

Permanence d’aide juridique pour le logement

samedi 30 septembre de 15h à 17h
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni

« Et ToiT ? » propose des permanences d’info et de soutien entre habitants (accès à l’hébergement et au logement, expulsions, habitat indigne).

L’Envolée no 45, novembre 2016

L’Envolée est un journal qui parait quatre fois par an. Il publie les lettres de prisonniers que nous recevons, des compte rendus de procès auxquels nous assistons, et des analyses sur la société et ses lois. Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio indépendantes qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, en dehors du contrôle de l’administration pénitentiaire.

Le journal est réalisé par des ex-prisonniers ou des proches de prisonniers qui pensent qu’il est primordial de publier des textes venus des prisons et des textes contre les prisons. Les prisonniers décrivent leur quotidien, dénoncent leurs conditions de détention, se battent contre l’enfermement. Ils le feront toujours mieux que tous ceux qui veulent parler à leur place (journalistes, sociologues, experts, militants).

Nous souhaitons adresser un message à tous les jeunes des cités, à tous les enfants du prolétariat et du sous-prolétariat, à tous ceux et celles appartenant à la classe des sacrifiés du système. Hier, vos parents et grands-parents, nos parents et grands-parents, étaient transformés en « chair à canon », envoyés au front pour y crever en défendant des intérêts qui n’étaient pas les leurs. Aujourd’hui, c’est le destin de « chair à prison » qui nous est offert, qui vous est offert. Refusez cette tragédie ! Refusez cette logique !

Communiqué clandestin de trois prisonniers de la Centrale d’Arles, octobre 2001

Résistons Ensemble no 164, juin-juillet 2017

  • L'OPA de l'ex-banquier
  • Jérôme Laronze tué par la gendarmerie et Mickaël Simon par la Bac
  • Pour que le cauchemar de Foued et de sa famille cesse !
  • « Vous inquiétez pas, on va bientôt débarquer et on vous aura tous »
  • Dernière minute, Akram dans le coma et un homme mort à Créteil
  • La police tue et fait payer ceux qui continuent de protester
  • Solidarité avec Amal Bentounsi en Gav
  • Une justice d’exception au pied des pistes de Roissy
  • Une voiture de la Paf fonce dans un rassemblement
  • Quand un flic sort son arme, les manifestants finissent en taule
  • Huit ans après la mort d’Ali Ziri
  • Dix ans après la mort de Lamine Dieng
  • Adama, Bagui et Youssouf Traoré

Face à la police / face à la justice

Le guide d'autodéfense juridique paru pour la première fois en 2007 aux éditions l'Altiplano a été repris, actualisé et augmenté par le collectif Cadecol (Caisse de défense collective). Il sera régulièrement actualisé sur le site actujuridique.com. La nouvelle édition parait en janvier 2016 aux éditions Syllepse...

en librairie : Collectif Cadecol, E. Escondida, D. Timélos, Face à la police / face à la justice, ed. Syllepse, 188 pages, 10EUR. Le guide est disponible gratuitement en version numérique.

Répression et mouvements sociaux

Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs...), on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation. La justice fonctionne comme le reste de la société : dans un rapport de classes. Les moyens financiers (pour payer les avocats), les relations, la connaissance du système et même la manière dont on s'exprime, tout ceci est déterminant face aux juges.

L'objectif de ce guide d'autodéfense juridique est d'aider celles et ceux qui décident d'assurer collectivement leur défense face à la répression la plus courante, celle dont se sert massivement la justice pour faire régner l'ordre social.

La défense collective vise à se réapproprier les stratégies de défense, qui doivent être choisies par les accusés et ceux qui s'organisent avec eux, et non exclusivement par ces spécialistes du droit que sont les avocats. Elle permet de ne pas se cantonner à l'aspect juridique et légal de la défense : elle cherche à créer le rapport de forces qui évite de laisser l'individu isolé face à la machine judiciaire. En dehors des cas de défense collective, le guide fournit à celles et ceux qui sont confrontés à la répression pénale les moyens nécessaires pour la comprendre et s'en défendre le mieux possible.

Un guide d'autodéfense juridique

Quels sont mes droits lors d'une garde à vue ? Suis-je obligé de donner mon ADN ? Puis-je me défendre seul ?

C'est notamment pour répondre à ces questions que Face à la police/Face à la justice propose une vue d'ensemble des procédures les plus courantes, qui représentent plus des deux tiers des affaires jugées par les tribunaux correctionnels : comparution immédiate, convocation par procès-verbal du procureur, convocation par procès-verbal d'officier de police judiciaire. Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d'identité, garde-à-vue, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, peines, fichiers, mineurs : chacun de ces sujets est évoqué dans les treize chapitres du guide.

Face à la police/Face à la justice n'imagine pas que la procédure pénale soit une garantie pour celles et ceux qui se sont fait arrêter. Mais la machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c'est apprendre la langue de son ennemi, c'est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d'échapper aux pièges les plus grossiers et d'user de tous les moyens, même légaux, pour s'en sortir au mieux.

Dans la répression, on est dominé par l'urgence. Il est alors très utile de disposer d'un instrument déjà existant, même s'il est mis en veille lorsqu'on n'en a pas besoin. Cela permet d'avoir posé au préalable certains jalons :

  • Que l'on n'ai jamais été confronté à la justice car il n'est pas aisé de connaître ses droits notamment face à la pression des flics et des juges.
  • Que l'on ai déjà des connaissances puisque de nombreuses ramifications des dispositifs de répression existent et les stratégies face à eux nombreuses et rarement toutes connues.

Toutes les données du guide sont sourcées. Pour certains sujets (notamment pour les sans-papiers, les proches de prisonniers, ou la répression des squats), il faudra aussi consulter d'autres guides. Le guide prend en compte les évolutions récentes de l'arsenal répressif, mais celui-ci évolue sans cesse : il faudra donc consulter régulièrement le site dédié à l'actualisation du guide, actujuridique.com. Sur certains sujets, comme l'état d'urgence, un complément est disponible sur le même site.

L'auteur : un travail d'écriture collective pour l'émergence d'un outil militant

Face à la police / face à la justice est le fruit d'un travail d'écriture collective de deux années.

Les auteurs du présent guide ont participé à des collectifs de solidarité et d'autodéfense face à la répression pénale, rédigé des brochures sur le sujet et distribué des flyers du type « que faire en manifestation ». Face à la Police / Face à la Justice s'inscrit dans la continuité de ces initiatives avec la volonté affirmée de créer un guide approfondi, pratique, compréhensible et partageable.

La première édition, rédigée par Elie ESCONDIDA et Dante TIMELOS, est parue en 2007. Presque 10 ans après, la Caisse d'auto-défense collective Paris/Banlieue - dite aussi collectif CADECOL - s'est chargé d'actualiser, réviser et augmenter le guide.

Un outil à diffuser pour son contenu et en vue d'ouvrir les débats sur la défense collective

Le guide est disponible en librairie au prix de 10EUR. Par ailleurs, le collectif Cadecol organise une diffusion à prix libre du guide pour les lieux collectifs (bibliothèque militante,...) qui voudraient s'en procurer.

Le guide est avant tout un outil militant. Au tribunal, il n'est jamais simple de tenir des positions politiques. L'objectif est de s'en sortir le « moins mal possible » sans se renier ni, bien entendu, gêner la défense d'autrui . Il est important de disposer d'outils d'organisation qui doivent permettre d'articuler la défense juridique et le discours public autour de la lutte et de la répression en elle-même...

Le collectif est évidemment ouvert à toutes propositions ou initiatives visant à diffuser et faire connaître le plus largement possible ce guide. A l'occasion de la sortie du guide, le collectif souhaite organiser une tournée de présentation des thématiques évoquées dans l'ouvrage (il est possible de prendre contact).

contact : cadecol [at] riseup.net