Anarchistes Ivry

Groupe libertaire d’Ivry-sur-Seine

Agenda

Discussion sur la justice de classe et l’emprisonnement d’Alfidel pour tentative d’ouverture de squat

mardi 13 février à 19h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni

Discussion sur la justice de classe et l’emprisonnement d’Alfidel pour tentative d’ouverture de squat avec la projection d’une partie d’un documentaire de Raymon Depardon « La 10e chambre, instants d’audience » (2004)

Des extraits de ce documentaire sur le déroulement de procès en correctionnel filmés à Paris, serviront de base à une discussion sur la justice de classe. Les condamnations à la prison pour délit mineur, délit de subsistance, délit de ne pas se conformer à la norme pleuvent dans les palais de justice.

Le film montre sans discours une justice paternaliste et punitive où des vies humaines sont enfermées. humilées et écrasées en quelques minutes par un juge comme les autres. C’est aussi le cas d’Alfidel qui a pris un an ferme en octobre dernier pour avoir tenté d’occuper une maison pour y habiter. Le lundi 22 janvier, Alfidel est passé en commission disciplinaire et a pris 20 jours de mitard. Il aurait tenté de s’évader.

A bas la justice de classe, détruisons les prisons et vive la Belle, qu’il l’ait tenté ou pas !

Soirée sur Bure

mardi 13 février à 19h30
Bibliothèque Associative
14 Impasse Carnot, Malakoff
métro Étienne Dolet

Soirée d’information sur les résistances au projet d’enfouissement de déchets nucléaires (Cigéo) à Bure dans la Meuse, avec le comité francilien de soutien.

Projection de « Squat, la ville est à nous ! »

mercredi 14 février à 19h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni

Documentaire de Christophe Coello, 2011, 94 mn, vf

MILES DE VIVIENDAS est un collectif qui occupe des maisons entre 2003 et 2007. Le film montre à travers des individus comment il est possible de s’organiser collectivement contre la spéculation immobilière. Il met aussi en valeur les moyens que l’État met en place pour autoriser les spéculateurs à expulser plus facilement et leur permettre d’augmenter toujours plus les loyers. Le film s’achève sur un échec : l’expulsion.

Qu’en est-il de ce qui a suivi ? La crise de 2008, l’occupation de la place de Puerta del Sol de Madrid en 2011, le mouvement du 15 M… Occuper des maisons, occuper des territoires ne sont-ils pas déjà le début de quelque chose ?

Procès en appel d’Alfidel

jeudi 15 février à 9h
Tribunal de grande instance
4 boulevard du Palais, Paris 1
alfidellibre@riseup.net

Notre camarade Alfidel a été condamné à un an de prison ferme pour une tentative de squat assimilée par la justice à une tentative de cambriolage. Suite au renvoi de l’audience du 28 décembre, il repasse devant la cour d’appel de Paris le 15 février.

Alfidel est enfermé depuis le 25 octobre à Fresnes, pour une soi-disant tentative de cambriolage qui était en fait une tentative ratée de squatter une maison vide. Il faisait partie d’un petit groupe de migrants tchadiens à la rue qui s’étaient organisés pour trouver un toit par eux même, l’État préférant détruire les campements les uns après les autres que de proposer des solutions aux réfugiés qui peuplent les trottoirs de la Chapelle.

Pour cette tentative, Alfidel a été condamné à un an ferme bien qu’aucun cambriolage n’ait jamais eu lieu, pas un objet n’ayant été volé dans cette maison. Prison ferme avec mandat de dépôt car c’est ainsi que l’État traite ceux qui n’ont pas de logement, de travail déclaré, ou autres « garanties de représentation ».

La demande de mise en liberté d’Alfidel a été rejetée. Sa demande d’annuler ses OQTF (obligation de quitter le territoire français) et IRTF (interdiction de retour sur le territoire français) a été rejetée, bien qu’elles lui aient été notifiées en garde à vue, à un moment où il était techniquement dans l’impossibilité de les contester dans les délais prescrits par la loi. Tous les permis de visite ont d’abord été refusés. Certains refus ont depuis été acceptés après des recours devant la chambre d’instruction. Et, pour l’instant, Alfidel n’a pu recevoir de visite que de son avocate.

Autrement dit, à son emprisonnement viennent s’ajouter un isolement aggravé par la justice ainsi que la menace de se voir expulser à la fin de sa peine bien qu’il vienne d’une dictature, le Tchad, où il serait en danger de mort. C’est en considérant ce risque et pour mieux préparer sa défense qu’Alfidel et le collectif ont préféré demander le renvoi de l’appel le 28 janvier. Et la justice n’a pas manqué d’exprimer son désintérêt pour un sans papier sans le sou enfermé depuis des mois en renvoyant l’affaire un mois et demi après…

Nous invitons tous ceux qui refusent la criminalisation du squat et qui se battent contre la répression violente dont sont victimes les migrants à venir soutenir Alfidel le 15 février devant la Cour d’appel de Paris, afin qu’il soit libéré immédiatement.

C’est à 9h, le 15 février, devant le pôle 4, chambre 11 de la Cour d’appel de Paris, métro Cité (venir en avance car c’est difficile à trouver).

Nous appelons également à rejoindre la manifestation contre la répression des squats qui aura lieu le lendemain à Montreuil à 19h.

Fermons les prisons, ouvrons des squats !

Collectif de soutien à Alfidel

Un récit plus détaillé ici : Un an ferme pour une tentative d’ouverture de squat ! | 30 décembre 2017

Le mardi 24 octobre, plusieurs camarades ont tenté de rentrer dans une maison vide afin d’y élire leur domicile. La surveillance bourgeoise de la propriété privée ne cesse de se perfectionner et la maison était équipée (…)

Pour lui écrire :
Alfidel ABAKAR
n° écrou 995197
cellule 228
division 3 nord
Centre pénitentiaire de Fresnes
Allée des thuyas
94 261 FRESNES CEDEX

P.-S. Pour financer la défense, nous avons créé un pot commun

Occupons les maisons, détruisons les prisons ! Manifestation à Montreuil

vendredi 16 février à 19h
devant la rue piétonne
Montreuil
métro Croix de Chavaux

Des problèmes de logement à Montreuil ?!

Bah oui ! Ici c’est une galère de se loger quand on n’a pas les bons papiers, les bons garants, la bonne fiche de paie ou des problèmes avec la CAF. Une galère pour celles et ceux qui ne veulent pas, ne peuvent pas se plier à toutes les conditions que demandent les propriétaires, attendre des années pour un logement social, serrer les dents à chaque réforme des APL.

En juillet 2016, plusieurs familles de Rroms sont expulsées de leurs logements à la Boissière par la mairie et se retrouvent à la rue ; les Baras, collectif de sans-papiers, après plusieurs ouvertures et expulsions sont contraints de quitter Montreuil ; en décembre 2017, une trentaine de femmes déjà expulsées deux mois plus tôt par la mairie, se fait virer d’un bâtiment rue Ernest Savart ; le foyer Bara se fait détruire à petit feu, régulièrement de nouvelles habitations sont murées ; en 2017, de nombreuses autres personnes sont expulsées de leur logement.

Ça se passe à Montreuil, mais ça pourrait être ailleurs, dans le « Grand Paris » à venir ou dans n’importe quelle ville concernée, notamment par la restructuration urbaine et la gentrification.

Ici et ailleurs, l’État, la mairie, les spéculateurs et les flics, avec la collaboration de quelques citoyens-vigilants, font la chasse aux plus pauvres en augmentant le coût de la vie, en laissant se détériorer leurs conditions d’existence pour les pousser au départ, quand ce n’est pas simplement en les expulsant.

Alors que des logements sont vides et des gens à la rue, ils sont à l’affût de toute occupation d’une maison ou d’un bout de trottoir, usant de toutes les « armes » en leur possession, arrestations, contrôles, coups et pressions. Ils ont la loi pour eux et quand ce n’est pas le cas, ils la modèlent à leur guise.

La justice, trouve par exemple des moyens de pénaliser le squat, en inculpant les personnes de dégradations ou de vol. Une personne est en prison à Fresnes depuis octobre 2017, accusée de vol lors d’une tentative d’ouverture de squat à Arcueil, et en novembre trois personnes ont passé une semaine en prison avant d’être relaxées pour une supposée tentative de vol dans un logement vide à Montreuil.

Par sa politique du logement, couplée à diverses mesures sécuritaires, l’État trie, gère et met la pression sur les plus précaires, traçant des chemins entre le centre d’hébergement d’urgence et le centre de rétention, la cité HLM et la prison, pour qu’au final tout le monde marche au pas.

Refuser de se soumettre à ces logiques, c’est pouvoir profiter parfois d’un logement plus décent, c’est tenter d’échapper au contrôle de nos vies (travail, papiers…), c’est expérimenter des situations de solidarité, d’entraide, de débrouille, c’est pouvoir remettre en cause concrètement la propriété.

Tant que ce monde s’appuiera sur la propriété, tant qu’il y aura des gens à la rue, tant qu’il y aura des prisons, nous continuerons à occuper des maisons et à prendre la rue !

Occupons les maisons, détruisons les prisons !

Portes ouvertes au Vaydom et permanence de la bibliothèque Jargan

dimanche 18 février à 16h
Centre Social Autogéré
37 rue Marceau, Ivry-sur-Seine
M7 Pierre et Marie Curie
Tram 3a Maryse Bastié
Bus 132 Rue des Jardins

Portes ouvertes puis cantine populaire.

Permanence de la bibliothèque Jargan.

Soirée de soutien au collectif Baras en lutte

samedi 24 février à 19h
Squat du collectif Baras
42 rue des Bruyères, Les Lilas
métro Mairie des Lilas
0769954672

Venez soutenir le collectif Baras dans leur nouveau lieu de vie et de lutte !

Nous sommes environ 150 migrants originaires d’Afrique de l’Ouest et Centrale, rassemblés dans le collectif Baras. Depuis de nombreuses années, nous vivions en Libye : la guerre de 2011 nous a forcés à en partir. Aujourd’hui nous sommes en France pour vivre tranquillement et pour travailler. La France est responsable de notre condition de sans-papiers ici, aussi bien que de la guerre et du pillage qui nous ont poussés à partir. Nous demandons sans cesse au préfet de nous régulariser au plus vite ! Actuellement, nous travaillons dans les secteurs du nettoyage, du bâtiment, du gardiennage, de la restauration… où nous sommes exploités, puisque nous ne disposons d’aucun statut. C’est pourquoi il faut obtenir la régularisation de tou.te.s les sans papiers !

Le collectif Baras est aussi déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Toutes nos démarches et demandes d’hébergement auprès des pouvoirs publics (ministères, préfectures et les 9 maires d’Est-Ensemble) ont toujours fait l’objet de refus. Après avoir passé plusieurs mois à la rue, nous avons occupé des bâtiments vides à Montreuil, à Bagnolet et aux Lilas. À chaque fois, nous en avons été expulsés. Un squat comme le nôtre est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation.

Après avoir passé un mois et demi sous l’échangeur de Gallieni, aujourd’hui nous occupons un bâtiment vide depuis des années (appartenant à la société anonyme de HLM France Habitation) au 42 rue des Bruyères aux Lilas. Un procès nous a donné raison et on a obtenu le droit de rester plusieurs mois. Mais les bailleurs sociaux ont fait appel de cette décision : nous repasserons donc en procès le 20 juin. Après plus de 4 mois sans électricité, y compris en plein hiver, nous avons enfin obtenu un branchement électrique.

Est-ce que nous sommes des êtres humains ? La préfecture et la police nous traitent comme des bêtes, mais nous continuons la lutte. Nous vous appelons à venir nous soutenir, vous pouvez passer à tout moment, la porte est ouverte !

Soirée de soutien samedi 24 février à partir de 19h, au 42 rue des Bruyères, Métro Mairie des Lilas Procès du squat mercredi 20 juin à 14h au Tribunal de Paris, métro Cité

Un toit et des papiers pour toutes et tous !

L’Envolée no 45, novembre 2016

L’Envolée est un journal qui parait quatre fois par an. Il publie les lettres de prisonniers que nous recevons, des compte rendus de procès auxquels nous assistons, et des analyses sur la société et ses lois. Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio indépendantes qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, en dehors du contrôle de l’administration pénitentiaire.

Le journal est réalisé par des ex-prisonniers ou des proches de prisonniers qui pensent qu’il est primordial de publier des textes venus des prisons et des textes contre les prisons. Les prisonniers décrivent leur quotidien, dénoncent leurs conditions de détention, se battent contre l’enfermement. Ils le feront toujours mieux que tous ceux qui veulent parler à leur place (journalistes, sociologues, experts, militants).

Nous souhaitons adresser un message à tous les jeunes des cités, à tous les enfants du prolétariat et du sous-prolétariat, à tous ceux et celles appartenant à la classe des sacrifiés du système. Hier, vos parents et grands-parents, nos parents et grands-parents, étaient transformés en « chair à canon », envoyés au front pour y crever en défendant des intérêts qui n’étaient pas les leurs. Aujourd’hui, c’est le destin de « chair à prison » qui nous est offert, qui vous est offert. Refusez cette tragédie ! Refusez cette logique !

Communiqué clandestin de trois prisonniers de la Centrale d’Arles, octobre 2001

Résistons Ensemble no 169, janvier – février 2018

  • Fake news… Macron nous la fait à l’envers
  • chronique de l’arbitraire
  • Harcèlement par PV interposés des habitants des quartiers populaires
  • La police tue, la justice enterre…
  • Le racisme transpire…
  • Argenteuil, 5 janvier, histoire vraie du contrôle qui a dégénéré
  • À Lille pour Sélom et Matisse
  • Soutenons Marcus et Mathieu
  • Chasseurs vigilants

Alternative Libertaire, janvier 2018

  • Édito : Collabos ?
  • Pleins-Feux : Syndicalisme
    • Stage de formation de SUD-Éducation 93 : Lynchage pour un stage
    • Décryptage : Y a-t-il un racisme d’État ?
  • Social
    • Enseignement public : Lycée pro, le « parent pauvre » de l’Éducation nationale
    • Formation : La face cachée du tout apprentissage
    • Migrants : La montagne, ça vous gagne !
  • Écologie
    • Allemagne : Forêt contre charbon
    • Maxime Bergonso (Confédération paysanne) : « Certaines normes sont en faveur de l’agriculture paysanne »
  • Dossier : La dimension marxienne de l’anarchisme
    • Alain Bihr (sociologue) : « Même insuffisant, Marx reste nécessaire ! »
    • Économie politique : L’utilité de la critique marxienne pour les libertaires
    • Rudiments : La logique capitaliste en huit notions de base
      • la valeur
      • la force de travail
      • le salaire
      • le travail domestique
      • la plus-value
      • la baisse tendancielle du taux de profit
      • la crise
      • la restructuration
    • Marx ou Keynes ? L’aménagement du capitalisme n’est plus d’époque
    • Aux confins du marxisme et de l’anarchisme, le conseillisme
    • Proudhon, l’instigateur renié
    • Bakounine, le critique entendu
    • Daniel Guérin, revenu du « marxisme libertaire »
    • L’« autre communisme » reste d’actualité
  • Syndicalisme
    • Bassin de Thau : Sète populaire contre yachts de milliardaires
    • BTP : Vous pouvez essayer de nous briser, nous ne nous tairons pas
    • Sapeuses et sapeurs-pompiers du Gard : Y en a sous le casque !
  • International
    • Libye : Esclavage : les responsabilités européennes et françaises
    • Macron en Afrique : beaux discours et faux-semblants
    • Réconciliation Hamas-Fatah en Palestine : vœu pieu ou réalité ?
    • Syrie : Comment reconstruire après Raqqa ?
  • Histoire
    • Il y a quarante ans : Jeudi rouge en Tunisie

CQFD n° 161, janvier 2018

  • Balance ton pauvre
  • L’histoire est un champ de bataille
  • « S’ils veulent que les quartiers flambent… »
  • Implantation d’une centrale dans le Finistère : gaz à tous les étages
  • Militantisme sous état d’urgence : le film d’une garde à vue de masse

Courant alternatif hors-série n° 21

La révolution russe a cent ans. 6 €

Le monde libertaire été 2017

Dossier la révolution d’octobre 17

Face à la police / face à la justice

Le guide d'autodéfense juridique paru pour la première fois en 2007 aux éditions l'Altiplano a été repris, actualisé et augmenté par le collectif Cadecol (Caisse de défense collective). Il sera régulièrement actualisé sur le site actujuridique.com. La nouvelle édition parait en janvier 2016 aux éditions Syllepse...

en librairie : Collectif Cadecol, E. Escondida, D. Timélos, Face à la police / face à la justice, ed. Syllepse, 188 pages, 10EUR. Le guide est disponible gratuitement en version numérique.

Répression et mouvements sociaux

Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs...), on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation. La justice fonctionne comme le reste de la société : dans un rapport de classes. Les moyens financiers (pour payer les avocats), les relations, la connaissance du système et même la manière dont on s'exprime, tout ceci est déterminant face aux juges.

L'objectif de ce guide d'autodéfense juridique est d'aider celles et ceux qui décident d'assurer collectivement leur défense face à la répression la plus courante, celle dont se sert massivement la justice pour faire régner l'ordre social.

La défense collective vise à se réapproprier les stratégies de défense, qui doivent être choisies par les accusés et ceux qui s'organisent avec eux, et non exclusivement par ces spécialistes du droit que sont les avocats. Elle permet de ne pas se cantonner à l'aspect juridique et légal de la défense : elle cherche à créer le rapport de forces qui évite de laisser l'individu isolé face à la machine judiciaire. En dehors des cas de défense collective, le guide fournit à celles et ceux qui sont confrontés à la répression pénale les moyens nécessaires pour la comprendre et s'en défendre le mieux possible.

Un guide d'autodéfense juridique

Quels sont mes droits lors d'une garde à vue ? Suis-je obligé de donner mon ADN ? Puis-je me défendre seul ?

C'est notamment pour répondre à ces questions que Face à la police/Face à la justice propose une vue d'ensemble des procédures les plus courantes, qui représentent plus des deux tiers des affaires jugées par les tribunaux correctionnels : comparution immédiate, convocation par procès-verbal du procureur, convocation par procès-verbal d'officier de police judiciaire. Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d'identité, garde-à-vue, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, peines, fichiers, mineurs : chacun de ces sujets est évoqué dans les treize chapitres du guide.

Face à la police/Face à la justice n'imagine pas que la procédure pénale soit une garantie pour celles et ceux qui se sont fait arrêter. Mais la machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c'est apprendre la langue de son ennemi, c'est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d'échapper aux pièges les plus grossiers et d'user de tous les moyens, même légaux, pour s'en sortir au mieux.

Dans la répression, on est dominé par l'urgence. Il est alors très utile de disposer d'un instrument déjà existant, même s'il est mis en veille lorsqu'on n'en a pas besoin. Cela permet d'avoir posé au préalable certains jalons :

  • Que l'on n'ai jamais été confronté à la justice car il n'est pas aisé de connaître ses droits notamment face à la pression des flics et des juges.
  • Que l'on ai déjà des connaissances puisque de nombreuses ramifications des dispositifs de répression existent et les stratégies face à eux nombreuses et rarement toutes connues.

Toutes les données du guide sont sourcées. Pour certains sujets (notamment pour les sans-papiers, les proches de prisonniers, ou la répression des squats), il faudra aussi consulter d'autres guides. Le guide prend en compte les évolutions récentes de l'arsenal répressif, mais celui-ci évolue sans cesse : il faudra donc consulter régulièrement le site dédié à l'actualisation du guide, actujuridique.com. Sur certains sujets, comme l'état d'urgence, un complément est disponible sur le même site.

L'auteur : un travail d'écriture collective pour l'émergence d'un outil militant

Face à la police / face à la justice est le fruit d'un travail d'écriture collective de deux années.

Les auteurs du présent guide ont participé à des collectifs de solidarité et d'autodéfense face à la répression pénale, rédigé des brochures sur le sujet et distribué des flyers du type « que faire en manifestation ». Face à la Police / Face à la Justice s'inscrit dans la continuité de ces initiatives avec la volonté affirmée de créer un guide approfondi, pratique, compréhensible et partageable.

La première édition, rédigée par Elie ESCONDIDA et Dante TIMELOS, est parue en 2007. Presque 10 ans après, la Caisse d'auto-défense collective Paris/Banlieue - dite aussi collectif CADECOL - s'est chargé d'actualiser, réviser et augmenter le guide.

Un outil à diffuser pour son contenu et en vue d'ouvrir les débats sur la défense collective

Le guide est disponible en librairie au prix de 10EUR. Par ailleurs, le collectif Cadecol organise une diffusion à prix libre du guide pour les lieux collectifs (bibliothèque militante,...) qui voudraient s'en procurer.

Le guide est avant tout un outil militant. Au tribunal, il n'est jamais simple de tenir des positions politiques. L'objectif est de s'en sortir le « moins mal possible » sans se renier ni, bien entendu, gêner la défense d'autrui . Il est important de disposer d'outils d'organisation qui doivent permettre d'articuler la défense juridique et le discours public autour de la lutte et de la répression en elle-même...

Le collectif est évidemment ouvert à toutes propositions ou initiatives visant à diffuser et faire connaître le plus largement possible ce guide. A l'occasion de la sortie du guide, le collectif souhaite organiser une tournée de présentation des thématiques évoquées dans l'ouvrage (il est possible de prendre contact).

contact : cadecol [at] riseup.net