Anarchistes Ivry

Groupe libertaire d’Ivry-sur-Seine

Agenda

Repas d’ouverture du nouveau Centre Social Autogéré d’Ivry

dimanche 11 juin à partir de 14h
37 rue Marceau, Ivry
métro Pierre et Marie Curie
Tram 3 Maryse Bastié

Depuis plusieurs jours un nouveau lieu est occupé à Ivry-sur-Seine pour y faire vivre un Centre Social Autogéré, au 37 rue Marceau.

Laissé vide depuis quelques années, le bâtiment appartenant à Nexity (grand et méchant promoteur immobilier) est réquisitionné par des dizaines de mal logé.e.s, des familles, des précaires, des sans-papiers.

En plus d’être un lieu d’habitation, nous voulons un espace où expérimenter des nouvelles formes d’entraide et d’auto-organisation et lutter contre toute forme de domination.

Des permanences d’accès aux droits et des cours de langues existent déjà, d’autres activités ouvertes sur le quartier prendront forme bientôt : projections de films, cantines, débats… le reste est à inventer !

Venez donc nous rencontrer pour faire vivre le lieu et proposer des nouvelles activités chaque dimanche, de 14 à 18 heures.

Et pour commencer l’aventure, ce dimanche 11 juin on ouvre les portes sur le quartier pour la première fois ! Les habitant.e.s vous invitent à partager un bon repas à partir de 21h45, pour rompre le jeûne tou.te.s ensemble, tchatcher autour d’un thé et se connaître.

Affaire Machine à expulser : Réunion publique

vendredi 9 juin à 18h
Le Condensateur d’idées
43 rue de Stalingrad, Montreuil
métro Mairie de Montreuil

Après sept ans et demi d’instruction, des milliers de pages de dossier, une quinzaine de personnes perquisitionnées, arrêtées, filaturées, écoutées, filmées, mises en examen, incarcérées, assignées à résidence, maintenues sous des contrôles judiciaires variés pendant plus de sept ans, l’État et la justice passeront finalement quatre personnes en procès, le 23 juin 2017 à Paris.

Erratum du 05/06/2017 : D’après de nouvelles informations, il semblerait que la justice prévoie de passer d’autres personnes en procès dans le cadre de cette affaire, sans pour autant qu’une date d’audience ait été fixée. Plus d’informations seront rendues publiques dés que possible, et notamment à la réunion publique du 9 juin. Il est d’autant plus nécessaire de se mettre en contact et/ou se retrouver pour en parler.

Cette répression judiciaire, policière et politique est intervenue en réponse au mouvement d’agitation qui s’est développé à l’extérieur des centres de rétention, à partir de 2008, en solidarité avec les révoltes qui avaient lieu alors à l’intérieur (en juin 2008, le centre de rétention de Vincennes est incendié).

Quelles que soient les expériences des uns et des autres, que nous ayons participé ou pas à tel ou tel moment de ces luttes – et ceux qui n’ont pas connu ou pas pu connaître ces épisodes sont tout autant concernés-, ce procès est l’occasion de réfléchir à ce que ces luttes ont pu avoir de commun ou à ce qui les a séparé, réflexion qui peut s’avérer utile, voire nécessaire, notamment dans la perspective d’intervenir contre la machine à expulser et donc sur les questions migratoires.

Il est aussi nécessaire de se réunir pour partager les informations autour de ce procès et de cette affaire, ainsi que pour réfléchir à ce qui pourrait l’accompagner, avant, pendant, après, là ou ailleurs : les initiatives de soutien financier comme la solidarité sont aujourd’hui nécessaires pour ne laisser personne seul face à la justice.

P.S. : On pourra relire le tract Affaire Machine à expulser : Après plus de 7 ans d’instruction, 4 personnes passeront en procès à Paris.

Festival Ciné-Palestine

vendredi 9 juin à 20h30
Place Jean Jaurès
(à proximité de la Basilique), Saint-Denis

À Saint Denis, soirée populaire, cinéma en plein-air !

Pour sa troisième édition, le Festival Ciné-Palestine souhaite affirmer sa présence en banlieue parisienne. Ainsi afin de défendre le caractère populaire du cinéma, nous vous offrons une séance en plein air gratuite, précédée d’un concert et d’un repas. Rdv le 9 juin à Saint-Denis pour une belle soirée populaire !

Le Festival Ciné-Palestine (FCP), vous invite à une projection en plein air, le vendredi 9 juin sur la place Jean Jaurès (à proximité de la Basilique) à Saint-Denis pour partager un moment convivial autour du film inédit en France et en avant-première de « Gaza Surf Club ». Avant la projection du film, qui commencera à la tombée de la nuit, nous aurons le plaisir d’écouter le « live band » de Naïssam Jalal et Osloob, et les magnifiques morceaux de leur projet « Al Akhareen ». Un repas palestinien vous sera aussi proposé avant la projection, également la tombée de la nuit.

« Gaza Surf Club » est un film documentaire de 2016 réalisé par Philip Gnad et Mickey Yamine raconte les péripéties d’Ibrahim Arafat et de ses amis, des jeunes gazaouis dont le rêve est de construire des planches de surf et de créer un club de surf. Enfermés dans la plus grande prison à ciel ouvert, sous blocus et menacés constamment par les attaques israéliennes, cette nouvelle génération s’évade en pratiquant le surf. Les seules échappatoires sont donc la mer et les bienfaits du surf. Ces surfeurs de Gaza, lutteront jusqu’à bout de souffle pour parvenir à atteindre leur rêve, se former à Hawaï afin de ramener le savoir du surf à Gaza.

Avant cette projection, nous aurons donc le plaisir d’écouter Osloob et Naïssam Jalal. Ces artistes, qui soutiennent le FCP depuis ses débuts, offrent une alchimie musicale inédite, emportant têtes et corps dans un hip-hop percutant aux envolées mélodiques enivrantes. Les instrus et couplets du rappeur, beatmaker et beatboxer palestinien Osloob s’associent avec justesse aux improvisations de la flutiste franco-syrienne Naïssam Jalal. « Al Akhareen » (« les autres » en arabe) - c’est le nom de leur projet - interroge la figure de l’autre dans les textes et la musique. Le 9 juin, ils se produiront avec leur live band composé de Mehdi Chaib (sax, percu), Viryane Say (basse), Sébastien Le Bon (batterie) et Dj Junkaz Lou (platines) !

Après ce concert et juste avant la projection du film qui aura lieu à la nuit tombée, un repas composé donc de délicieuses spécialités palestiniennes sera proposé.

Avec ce type d’événement, le Festival Ciné-Palestine souhaite amener la question palestinienne au cœur de l’espace public et commémorer ainsi, le 10e anniversaire du blocus de Gaza, en diffusant des histoires de ces femmes et hommes palestiniens qui résistent quotidiennement à l’occupation et au siège.

Venez nombreux assister à cette belle soirée et cet événement cinématographique inédit !
– 20h30 - 21h45 Concert en « live band » du projet Al Akhareen de Naïssam Jalal et Osloob
– 22h Repas palestinien (prix libre)
– 22h30 Projection en avant-première du film « Gaza Surf Club », de Philip Gnad et Mickey Yamine. Documentaire- 2016 - 87 min

commémoration du 8e anniversaire de la mort d’Ali Ziri

samedi 10 juin à 15h
Hôtel de Ville
Argenteuil

Communiqué de presse du Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri. Le 11 juin 2009, Monsieur Ali Ziri décédait suite à son interpellation par la police nationale lors d’un contrôle routier. Rassemblement le 10 juin à Argenteuil.

Le 11 juin 2009, Monsieur Ali Ziri décédait suite à son interpellation par la Police Nationale lors d’un contrôle routier. D’après les conclusions de l’autopsie de l’Institut Médico-légal de Paris, qui a relevé 27 hématomes sur le corps, il est mort asphyxié suite au « pliage » exercé sur lui par les policiers. Or, 7 années de combat judiciaire ont abouti le 16 février 2016 au rejet du pourvoi en Cassation porté par la famille, avec cette conclusion : « il n’est ainsi pas possible de retenir une cause certaine de la mort d’Ali Ziri ».

L’affaire est actuellement devant la COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME, dont nous attendons qu’elle condamne la France pour l’utilisation par les policiers d’une technique d’immobilisation létale – le pliage -, théoriquement interdite depuis 2003. Nous continuons d’exiger vérité et justice pour Monsieur Ali Ziri et pour tous les morts aux mains de la police dont les familles et les collectifs se sont vus opposer des non-lieux. Se joindront à nous dans cette commémoration Assa Traoré, Amal Bentounsi, Ramata Dieng, et des représentants d’autres familles de victimes.

Le Collectif appelle à un rassemblement devant l’Hôtel de Ville d’Argenteuil pour un hommage sur le lieu de l’interpellation Samedi 10 juin 2017 à 15h.

Halte aux violences et à l’impunité policières !

Manifestation 18e Quartier populaire Quartier sans frontières

samedi 10 juin à 18h30
Porte de la Chapelle
Paris

Samedi 10 juin 2017 contre la guerre aux pauvres, contre la chasse aux migrant-es, contre l’occupation policière, manifestations au départ de la Porte de la Chapelle à 18h30 dans les quartiers Évangile – Marx Dormoy – La Chapelle - Pajol

Samedi 10 juin : Manifestation 18e Quartier populaire Quartier sans frontières

18h30 – départ de la Porte de la Chapelle pour manifester dans les quartiers Évangile – Marx Dormoy – La Chapelle - Pajol

Ces dernières semaines on a assisté à une offensive raciste et sécuritaire sur le quartier la Chapelle (18e) largement relayée par les médias. Orchestrée par des associations de quartier comme SOS La Chapelle, et leurs alliés politiques de gauche comme de droite, l’objectif de ce genre de campagne à quelques jours d’une élection est toujours le même : nous faire croire que le problème c’est la sécurité. Depuis le quartier est encore plus que d’habitude occupé par les flics.

Pour nous le problème c’est la guerre aux pauvres

Politiciens et investisseurs veulent faire de nos quartiers, de Barbès à La Chapelle, des quartiers branchés capables d’attirer une nouvelle population plus riche et des touristes prêts à consommer. C’est dans cette optique que la Halle Pajol a été rénovée il y a quelques années, avec son auberge de jeunesse, ses boutiques et terrasses branchées hors de prix.

Pour que les nouveaux venus se sentent en « sécurité », « il faut virer tous les indésirables qui squattent les trottoirs, vendent des trucs à la sauvette, font du bruit, et salissent les rues », disent ensemble mairie, préfecture et aménageurs. Un des prochains grands chantiers est d’ailleurs l’aménagement d’une « promenade urbaine végétale » sous les rails de la ligne 2 du métro.

Joli projet ! Mais ne nous y trompons pas, quand il est écrit dans la plaquette de présentation « développer des axes civilisés », c’est bien de faire la guerre aux pauvres dont il s’agit. Occuper l’espace vide pour empêcher que d’autres puissent s’y installer (il en va de même pour les gros containers posés par la mairie).

Pour nous le problème c’est la chasse aux migrant-es

Cela fait des années que le quartier de la Chapelle est un refuge pour les migrant-es, car l’entraide et la solidarité y sont fortes.

Depuis l’été 2015, les opérations de police se sont multipliées : rafles, expulsions de campements sous couvert d’opération « humanitaire »… Et ce malgré la forte solidarité concrète d’habitant-e-s, de militant-e-s du quartier.

La mairie et les businessman de l’humanitaire (type Emmaüs) ont voulu faire croire avec l’ouverture du centre « Hidalgo » à la porte de la Chapelle que des meilleurs conditions d’accueil seraient offertes aux migrant-e-s.

En réalité, dans ce camp éloigné de la vue de tous, les migrant-e-s sont trié-e-s entre ceux, peu nombreux, qui ont la chance d’accéder à l’asile et le plus grand nombre contraint à vivre à la rue, dans l’illégalité et/ou la crainte de l’expulsion.

Dans le même temps, les foyers de travailleurs immigrés sont attaqués, du foyer de la rue Marc Séguin à celui de la rue Riquet.

L’occupation policière du quartier n’est pas une solution

Ce qui nous paraît insupportable, ce n’est donc pas la présence des vendeurs-euses à la sauvette et des migrant-e-s mais bien celle des flics et le harcèlement qu’ils font subir aux pauvres. C’est que l’État et les promoteurs immobiliers veulent faire des rues de nos quartiers où les rencontres ne sont plus possibles, à moins de consommer dans un restaurant ou un café hors de prix. La police est là pour protéger les riches.

Pour nous la solution c’est la solidarité !

Ici tout le monde se connaît. Contre la guerre aux pauvres, contre la chasse aux migrant-e-s, contre l’occupation policière, des gens ont toujours agi dans le quartier, en organisant des manifestations, en distribuant de la nourriture ou des vêtements, en prévenant des contrôles de police, en s’entraidant face aux galères.

Face à la montée des idées réactionnaires ne nous laissons pas faire : amplifions et propageons cette solidarité.

Manifestons dans le quartier samedi 10 juin 2017 :
– 18h30 départ Porte de la Chapelle (métro 12)
– 20h musique et prises de parole : halle pajol
– 22h repas solidaire et projections : halle pajol

La rue est à toutes et tous !

Zone de solidarité populaire 18e et des habitant-es du quartier

L’Envolée no 45, novembre 2016

L’Envolée est un journal qui parait quatre fois par an. Il publie les lettres de prisonniers que nous recevons, des compte rendus de procès auxquels nous assistons, et des analyses sur la société et ses lois. Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio indépendantes qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, en dehors du contrôle de l’administration pénitentiaire.

Le journal est réalisé par des ex-prisonniers ou des proches de prisonniers qui pensent qu’il est primordial de publier des textes venus des prisons et des textes contre les prisons. Les prisonniers décrivent leur quotidien, dénoncent leurs conditions de détention, se battent contre l’enfermement. Ils le feront toujours mieux que tous ceux qui veulent parler à leur place (journalistes, sociologues, experts, militants).

Nous souhaitons adresser un message à tous les jeunes des cités, à tous les enfants du prolétariat et du sous-prolétariat, à tous ceux et celles appartenant à la classe des sacrifiés du système. Hier, vos parents et grands-parents, nos parents et grands-parents, étaient transformés en « chair à canon », envoyés au front pour y crever en défendant des intérêts qui n’étaient pas les leurs. Aujourd’hui, c’est le destin de « chair à prison » qui nous est offert, qui vous est offert. Refusez cette tragédie ! Refusez cette logique !

Communiqué clandestin de trois prisonniers de la Centrale d’Arles, octobre 2001

Résistons Ensemble no 163, mai 2017

  • L’UBERprésident
  • Répression féroce en période électorale
  • La police tue toujours
  • Chronique de l’arbitraire
  • Agir

Face à la police / face à la justice

Le guide d'autodéfense juridique paru pour la première fois en 2007 aux éditions l'Altiplano a été repris, actualisé et augmenté par le collectif Cadecol (Caisse de défense collective). Il sera régulièrement actualisé sur le site actujuridique.com. La nouvelle édition parait en janvier 2016 aux éditions Syllepse...

en librairie : Collectif Cadecol, E. Escondida, D. Timélos, Face à la police / face à la justice, ed. Syllepse, 188 pages, 10EUR. Le guide est disponible gratuitement en version numérique.

Répression et mouvements sociaux

Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs...), on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation. La justice fonctionne comme le reste de la société : dans un rapport de classes. Les moyens financiers (pour payer les avocats), les relations, la connaissance du système et même la manière dont on s'exprime, tout ceci est déterminant face aux juges.

L'objectif de ce guide d'autodéfense juridique est d'aider celles et ceux qui décident d'assurer collectivement leur défense face à la répression la plus courante, celle dont se sert massivement la justice pour faire régner l'ordre social.

La défense collective vise à se réapproprier les stratégies de défense, qui doivent être choisies par les accusés et ceux qui s'organisent avec eux, et non exclusivement par ces spécialistes du droit que sont les avocats. Elle permet de ne pas se cantonner à l'aspect juridique et légal de la défense : elle cherche à créer le rapport de forces qui évite de laisser l'individu isolé face à la machine judiciaire. En dehors des cas de défense collective, le guide fournit à celles et ceux qui sont confrontés à la répression pénale les moyens nécessaires pour la comprendre et s'en défendre le mieux possible.

Un guide d'autodéfense juridique

Quels sont mes droits lors d'une garde à vue ? Suis-je obligé de donner mon ADN ? Puis-je me défendre seul ?

C'est notamment pour répondre à ces questions que Face à la police/Face à la justice propose une vue d'ensemble des procédures les plus courantes, qui représentent plus des deux tiers des affaires jugées par les tribunaux correctionnels : comparution immédiate, convocation par procès-verbal du procureur, convocation par procès-verbal d'officier de police judiciaire. Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d'identité, garde-à-vue, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, peines, fichiers, mineurs : chacun de ces sujets est évoqué dans les treize chapitres du guide.

Face à la police/Face à la justice n'imagine pas que la procédure pénale soit une garantie pour celles et ceux qui se sont fait arrêter. Mais la machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c'est apprendre la langue de son ennemi, c'est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d'échapper aux pièges les plus grossiers et d'user de tous les moyens, même légaux, pour s'en sortir au mieux.

Dans la répression, on est dominé par l'urgence. Il est alors très utile de disposer d'un instrument déjà existant, même s'il est mis en veille lorsqu'on n'en a pas besoin. Cela permet d'avoir posé au préalable certains jalons :

  • Que l'on n'ai jamais été confronté à la justice car il n'est pas aisé de connaître ses droits notamment face à la pression des flics et des juges.
  • Que l'on ai déjà des connaissances puisque de nombreuses ramifications des dispositifs de répression existent et les stratégies face à eux nombreuses et rarement toutes connues.

Toutes les données du guide sont sourcées. Pour certains sujets (notamment pour les sans-papiers, les proches de prisonniers, ou la répression des squats), il faudra aussi consulter d'autres guides. Le guide prend en compte les évolutions récentes de l'arsenal répressif, mais celui-ci évolue sans cesse : il faudra donc consulter régulièrement le site dédié à l'actualisation du guide, actujuridique.com. Sur certains sujets, comme l'état d'urgence, un complément est disponible sur le même site.

L'auteur : un travail d'écriture collective pour l'émergence d'un outil militant

Face à la police / face à la justice est le fruit d'un travail d'écriture collective de deux années.

Les auteurs du présent guide ont participé à des collectifs de solidarité et d'autodéfense face à la répression pénale, rédigé des brochures sur le sujet et distribué des flyers du type « que faire en manifestation ». Face à la Police / Face à la Justice s'inscrit dans la continuité de ces initiatives avec la volonté affirmée de créer un guide approfondi, pratique, compréhensible et partageable.

La première édition, rédigée par Elie ESCONDIDA et Dante TIMELOS, est parue en 2007. Presque 10 ans après, la Caisse d'auto-défense collective Paris/Banlieue - dite aussi collectif CADECOL - s'est chargé d'actualiser, réviser et augmenter le guide.

Un outil à diffuser pour son contenu et en vue d'ouvrir les débats sur la défense collective

Le guide est disponible en librairie au prix de 10EUR. Par ailleurs, le collectif Cadecol organise une diffusion à prix libre du guide pour les lieux collectifs (bibliothèque militante,...) qui voudraient s'en procurer.

Le guide est avant tout un outil militant. Au tribunal, il n'est jamais simple de tenir des positions politiques. L'objectif est de s'en sortir le « moins mal possible » sans se renier ni, bien entendu, gêner la défense d'autrui . Il est important de disposer d'outils d'organisation qui doivent permettre d'articuler la défense juridique et le discours public autour de la lutte et de la répression en elle-même...

Le collectif est évidemment ouvert à toutes propositions ou initiatives visant à diffuser et faire connaître le plus largement possible ce guide. A l'occasion de la sortie du guide, le collectif souhaite organiser une tournée de présentation des thématiques évoquées dans l'ouvrage (il est possible de prendre contact).

contact : cadecol [at] riseup.net