Anarchistes Ivry

Groupe libertaire d’Ivry-sur-Seine

Agenda

Soutien - procès de deux manifestants arrêtées

mardi 21 novembre à 13h30
Palais de Justice
4 boulevard du Palais, Paris 1
métro Cité ou Châtelet

le 21 novembre à 13h30 chambre 23.2 pour soutenir 2 camarades arrêté‑e‑s le 12 octobre (action DRH)

Cycle « Cinéma et révolution au Portugal »

mercredi 22 novembre à 19h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni

Le coup d’Etat militaire du 25 avril 1974 au Portugal a mis fin à 48 ans d’une dictature ultra-catholique à la pétain et, quelques années plus tard, au plus vieil empire colonial de l’Histoire. La période qui suivit, qualifiée alors de Processus révolutionnaire en cours (P.R.E.C.), vit fleurir de nombreuses et fécondes initiatives politiques, allant de l’auto-gestion ouvrière à une réforme agraire protéiforme, en passant par des occupations massives de logements vides. C’est également une occasion en or pour de nombreux révolutionnaires et cinéastes européens, galvanisés par la séquence historique ouverte par mai 68, de venir prendre des images et participer à cette « révolution au bout de l’autoroute ». Il s’agit donc pour nous de s’attaquer à un très riche corpus de films, souvent peu connus et diffusés, afin de nourrir une critique collective sur les contradictions d’une « révolution » qui a échoué mais aussi de réfléchir aux rapports entre le cinéma et le politique.

Projection du film « Ligne rouge », de José Filipe Costa, 2011. En 1975, l’équipe de Thomas Harlan a filmé l’occupation de la propriété agricole de Torre Bela par des ouvriers au chômage, dans le centre du Portugal. 35 ans après, Ligne rouge revisite ce film emblématique de la période révolutionnaire portugaise : de quelle manière Harlan est intervenu dans les événements qui paraissent se dérouler naturellement devant la caméra ? Quel a été l’impact sur la vie des occupants et dans la mémoire de cette période de l’Histoire ? Qui a influencé le plus l’autre ? Le réalisateur ou les ouvriers agricoles ? Le film de José Filipe Costa pose ainsi la question des limites du cinéma en tant que geste d’intervention politique.

Projection d’Ecoutez André Bosiger, un film de B. Baissat et A. Skirda

mercredi 22 novembre à 20h
Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris 11
métro République / Oberkampf / Filles du Calvaire

Projection d’Ecoutez André Bosiger, un film de Bernard Baissat et Alexandre Skirda, en présence des auteurs.

André Bösiger militant anarchiste du Jura suisse. Un itinéraire d’homme libre. L’animation de la lutte des travailleurs dans le cadre de la Ligue du Bâtiment et la fussillade de Génève qui fit treize morts en 1932, déterminèrent l’engagement libertaire de Bösiger. Réfractaire, il fut condamné à deux ans d’emprisonnement. Ensuite, il se rejoindra au combat de l’Espagne révolutionnaire et de la résistance en France. Ensuite, il soutiendra la lutte des algériens pour leur libération du joug colonial. Cinquante années de vie militante dans et pour la liberté.

Entrée libre.

Permanence « Prenons la ville »

mercredi 22 novembre de 16h30 à 19h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni
degage-onamenage@@@riseup.net

Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif « Prenons la ville » propose un moment de rencontres, d’échanges et d’organisation. Cette permanence permettra de faire ensemble le point sur l’avancée des projets et des problèmes qu’ils entraînent ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons…

AG du Comité de soutien Bure Paris IDF

jeudi 23 novembre à 19h
Vaydom
37 rue Marceau, Ivry-sur-Seine
M7 Pierre et Marie Curie, T3 Maryse Bastié

Dans la Meuse, l’État cherche depuis plus de 20 ans à creuser sa poubelle atomique à coups d’intimidations, d’achats des consciences et de colonisation des territoires de toute la filière de l’industrie nucléaire.

Jugement des inculpés du 10 octobre - deuxième round

vendredi 24 novembre à 13h30
Tribunal correctionnel
4 boulevard du Palais, Paris 1

Le 10 octobre c’était jour de manif. Deux banques avaient subi la rage des manifestant.e.s ce qui avait amené les flics à charger dans le cortège pour arréter quelques personnes. Depuis la justice de classe est passé, implacable contre nos deux camarades Aléxis et Brandon.

Rien d’étonnant et à attendre donc lorsqu’on voit plus généralement que ce sont des pauvres qui sont condamnés systématiquement. Toute une population invisible au milieu de tant de richesses dégoulinantes.

Alexis a reconnu d’avoir participé à la casse des agences bancaires de la HSBC et de la BRED. La peine est de 105 heures de TIG mais la réparation financière est lourde : presque 45 000 euros pour les voleurs / fraudeurs. Pour la BRED il est convoqué le 22 décembre pour estimer les dommages…

Comment éliminer socialement une personne dans la société capitaliste ? Soit en le laissant crever dans la rue, soit en finissant en prison ou bien en payant indéfiniment une pauvre agence bancaire victime d’une rage collective.

Pour Brandon qui est mis en cause dans pleins de trucs dont « l’agression » d’un flic et la participation au saccage de la BRED, la peine est de dix mois dont neuf avec sursis (il a déjà effectué un mois à Fleury-Merogis) assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans et 1000 euros pour le keuf blessé à la main. Il passe également le 22 décembre en ce qui concerne l’agence bancaire qui lui demande déjà 19 000 euros…

Ces condamnations sont infiniment politiques puisqu’ils s’agissent de punir deux révoltés de la guerre sociale. Aucun regret exprimé par les deux camarades. Brandon a estimé que sa participation au saccage de la BRED reflète son opinion sur les banques et…sa colère. Il préfère donner du fric à un SDF qu’à une banque sous forme d’AGIOS. A la question du président du tribunal sur la présence d’employés apeurés d’HSBC au moment de l’attaque, il répond qu’il espère une réflexion de la part de ces salariés sur le sens de leur métier et peut être l’envie de changer de boulot. Le tribunal, visiblement choqué par ces propos, essaye de l’entendre raison mais non Brandon assume. A une autre question sur les attaques contre les flics, il répond que leurs présences devant des agences bancaires marquent la volonté de l’état de les envoyer au casse-pipe.

Il est évident que la justice ne peut pas supporter ce type de comportement (en plus de la part d’un jeune) qui ne craint pas de dire ce qu’il pense en toute connaissance de cause. Etre contre le capitalisme et ses conséquences mortifères en pauvreté et en misère est incompréhensible pour une société tellement ordonnée avec une jeunesse radieuse d’autoentrepreneurs et prête à rejoindre le rêve jupitérien.

Au final nous tenons à saluer le courage de ces deux camarades face une machine judicaire impitoyable pour les pauvres et les révoltés mais clémentes pour la racaille capitaliste et les politiciens bourgeois bien pourris.

Le deuxième round aura lieu le 24 novembre devant la 23e chambre du tribunal correctionnel à partir de 13h30.

Projection-débat : « Les accusés »

vendredi 24 novembre à 19h20
Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris 11
métro République / Oberkampf / Filles du Calvaire

Un soir alors qu’elle s’est disputée avec son copain Larry, Sarah Tobias se rend dans un bar où elle a l’habitude d’aller. Sous l’emprise de la drogue, celle-ci agit de manière provocante auprès de la clientèle masculine. Un peu plus tard dans la soirée, elle est violée collectivement par une bande de trois hommes, devant une foule de spectateurs déchaînés.

Kathryn Murphy est le procureur en charge de ce dossier. Elle souhaite vivement voir les responsables en prison, mais elle est progressivement freinée dans son désir de justice par le passé de Sarah, qui s’étale devant la cour et qui lui est particulièrement préjudiciable…

Veille de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, nous vous invitons à la projection du film « les accusés ». La projection sera suivie d’un débat que nous pourrons rattacher aux prises de conscience qui ont fait l’actualité ces derniers mois.

Entrée libre

Repas de soutien à l’Envolée

samedi 25 novembre à 12h30
Cantine des Pyrénées
77 rue de la Mare, Paris 20
métro Jourdain

« Pour en finir avec toutes les prisons »

A l’occasion de la sortie du nouveau numéro du journal, l’Envolée organise un repas de soutien.

Après le présentation du contenu du numéro 47, on partagera la table, et un bon moment ensemble … L’Envolée

L’Envolée est un journal qui parait quatre fois par an. Il publie les lettres de prisonniers que nous recevons, des compte rendus de procès auxquels nous assistons, et des analyses sur la société et ses lois.

Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio indépendantes qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, en dehors du contrôle de l’administration pénitentiaire.

Le journal est réalisé par des ex-prisonniers et des ex-prisonnières ou des proches de prisonniers qui pensent qu’il est primordial de publier des textes venus des prisons et des textes contre les prisons. Prisonniers et prisonnières décrivent leur quotidien, dénoncent leurs conditions de détention, se battent contre l’enfermement. Ils et elles le feront toujours mieux que tous ceux qui veulent parler à leur place (journalistes, sociologues, experts, militants).

Une parole de prisonnier qui sort et attaque l’administration pénitentiaire ou la justice, qui plus est quand cette parole est collective, constitue un acte politique qui dérange l’ordre des choses. L’Envolée se veut porte voix des prisonniers et prisonnières qui luttent contre le sort qui leur est fait ; mais nous ne sommes ni les porte parole, ni un syndicat de prisonniers. Cela ne nous empêche pas, bien sur, de soutenir et d’aider des prisonniers qui sont proches de nous ou qui nous demandent d’être solidaires.

Nous espérons toujours que les mots inspirent des luttes contre la justice et l’enfermement. Pour nous, la liberté est un rapport entre les gens qui se battent ensemble pour la gagner.

Le journal s’inscrit dans l’histoire de la critique sociale abordée sous l’angle du droit et de la justice. La prison est le ciment nécessaire à l’Etat pour permettre au capitalisme de se développer. Prisons et Justice servent principalement à enfermer la misère. L’enfermement carcéral joue un rôle social de repoussoir : il produit une peur nécessaire au maintien de cette société.

Ainsi la prison sert aussi à enfermer dehors. Les familles et les proches de prisonniers et de prisonnières le savent bien.

Ce journal survit maintenant depuis plus de 15 ans malgré les censures de l’administration pénitentiaire, malgré les poursuites récurrentes pour diffamation, malgré nos faibles moyens. Nous ne comptons que sur l’argent des abonnements et des évènements que nous organisons pour financer la sortie régulière du journal. Donc n’hésitez pas à écrire, à vous abonnez et à abonner des prisonniers en faisant parvenir leur numéro d’écrou (l’abonnement est gratuit pour les prisonniers).

Si vous souhaitez écrire à un prisonnier ou une prisonnière dont vous aurez lu un courrier dans le journal ou sur ce site, nous pouvons vous faire parvenir son numéro d’écrou - si la personne nous a donné son accord pour le faire.

A bas les prisons, toutes les prisons… soyons solidaires des enfermés qui refusent de se résigner, solidaires des familles et des amis qui se démènent tous les jours pour ne pas lâcher face à une administration oppressante.

Concert avec Pascale Locquin

samedi 25 novembre à 17h
Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris 11
métro République / Oberkampf / Filles du Calvaire

Les samedis de la chanson avec l’association Mots et Musiques

Concert avec Pascale Locquin

Participation libre

Soirée de soutien aux travailleuses de la Rolse nettoyage

samedi 25 novembre à 19h
C.N.T.
33 rue des Vignoles, Paris 20
métro Avron ou Buzenval

Toutes les heures de travail n’étaient pas payées. C’est pour cela que la section syndicale CNT de la Rolse nettoyage (hôtels Ibis de Chevilly-Larue) a été créée. Revendiquer leurs droits fondamentaux, voilà leur objectif. Suite à la grève du 22 février 2017, elles ont obtenu quelques avancées… mais le combat continue.
– discussion avec les camarades de la Rolse nettoyage et de People & Baby (en lutte depuis sept ans)
– dégustation d’un tiep
– concert : Mr Bidon

Repas de quartier au Rémouleur

samedi 25 novembre à à partir de 12h30
Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo, Bagnolet
métro Robespierre ou Gallieni

Le Rémouleur vous invite à nouveau à un repas de quartier, ouvert à toutes et à tous ! Vous pourrez en profiter pour découvrir ou redécouvrir le Rémouleur : lieu de lutte, de critique sociale, d’échange d’idées et de pratiques, de projections, de prêt de livres et … de bons repas ! On vous prépare un plat végan proposé à prix libre ; si vous en avez envie, apportez un petit dessert ou une boisson ! Et si vous jouez de la musique, all instruments are welcome !

Portes ouvertes et cantine populaire

dimanche 26 novembre à 16h
Vaydom
37 rue Marceau, Ivry-sur-Seine
M7 Pierre et Marie Curie, T3 Maryse Bastié

Tous les dimanche à partir de 16h venez découvrir le Centre Social Autogéré, les gens qui l’animent et l’habitent. A partir de 19h30, venez partager un bon repas ensemble à la cantine populaire ouverte sur le quartier.

L’Envolée no 45, novembre 2016

L’Envolée est un journal qui parait quatre fois par an. Il publie les lettres de prisonniers que nous recevons, des compte rendus de procès auxquels nous assistons, et des analyses sur la société et ses lois. Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio indépendantes qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, en dehors du contrôle de l’administration pénitentiaire.

Le journal est réalisé par des ex-prisonniers ou des proches de prisonniers qui pensent qu’il est primordial de publier des textes venus des prisons et des textes contre les prisons. Les prisonniers décrivent leur quotidien, dénoncent leurs conditions de détention, se battent contre l’enfermement. Ils le feront toujours mieux que tous ceux qui veulent parler à leur place (journalistes, sociologues, experts, militants).

Nous souhaitons adresser un message à tous les jeunes des cités, à tous les enfants du prolétariat et du sous-prolétariat, à tous ceux et celles appartenant à la classe des sacrifiés du système. Hier, vos parents et grands-parents, nos parents et grands-parents, étaient transformés en « chair à canon », envoyés au front pour y crever en défendant des intérêts qui n’étaient pas les leurs. Aujourd’hui, c’est le destin de « chair à prison » qui nous est offert, qui vous est offert. Refusez cette tragédie ! Refusez cette logique !

Communiqué clandestin de trois prisonniers de la Centrale d’Arles, octobre 2001

Résistons Ensemble no 167, novembre–décembre 2017

  • Le fusil à double canon de Macron
  • « Justice pour Théo, on n’oublie pas on ne pardonne pas ! »
  • L’acharnement se poursuit contre la famille Traoré !
  • 3 ans après la mort de Rémi Fraisse
  • À Vigneux, la police mutile puis réprime une manifestation contre les « bavures policières »
  • Des infos de « l’Assemblée des Blessés »
  • « Si tu as mis un peu trop de gnons, n’oublie pas de porter plainte pour rébellion »
  • Dernière sommation
  • Acte de torture à Mantes la jolie ?
  • 40 % de tirs en plus au 1er semestre 2017
  • Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !
  • Pour les campements de Rroms, avant et pendant la trêve hivernale : la police et les bulldozers
  • Big Brother au Japon
  • La terreur de la feuille morte
  • Soutien aux 9 de Poitiers
  • Babacar Gueye
  • Elvis

Alternative Libertaire n° 277, novembre 2017

Travailler sans patron

  • Le silence de l’impunité
  • Pour ne plus opprimer, prendre conscience de ses privilèges
  • Violences faites aux femmes : dénoncer haut et fort tout le temps
  • « La peur va changer de camp » : un an après notre campagne féministe, continuer le combat
  • Critique du documentaire Ouvrir la voix
  • S.N.C.F. : le sectarisme syndical nous conduit droit dans le mur !
  • Affaire du quai de Valmy : tout le monde déteste la Justice
  • Scop-TI : autogestion, an II
  • Interview de Joāo, membre de l’O.A.S.L. (Brésil)
  • Kurdistan irakien : l’inconséquence de Barzani, la consternation du P.K.K.
  • Interview de Pierre (agriculteur) : Les normes n’ont pas empêché la vache folle
  • Autoroute Lyon–Saint-Étienne : la voiture fossoyeuse des paysans
  • Le cordonnier d’Alicante. Mémoires d’un militant de l’anarchisme espagnol (1889–1948) de Manuel Sirvent Romero aux éditions C.N.T.-R.P.
  • Il y a 110 ans : la grève unifie les travailleurs et travailleuses de Belfast

CQFD n° 159, novembre 2017

Le chien rouge a la dalle

  • Le retour de l’ombre des ténèbres
  • S.O.S. d’un canin en détresse. Les appels à soutien, c’est triste comme un jour sans vin. Si on en est réduit, contraint et forcé, à cette extrémité, c’est parce qu’il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : CQFD ne va pas bien.
  • Le macronisme expliqué par les chiens
  • MOP-ilisation générale !

Courant alternatif hors-série n° 21

La révolution russe a cent ans. 6 €

Le monde libertaire été 2017

Dossier la révolution d’octobre 17

Face à la police / face à la justice

Le guide d'autodéfense juridique paru pour la première fois en 2007 aux éditions l'Altiplano a été repris, actualisé et augmenté par le collectif Cadecol (Caisse de défense collective). Il sera régulièrement actualisé sur le site actujuridique.com. La nouvelle édition parait en janvier 2016 aux éditions Syllepse...

en librairie : Collectif Cadecol, E. Escondida, D. Timélos, Face à la police / face à la justice, ed. Syllepse, 188 pages, 10EUR. Le guide est disponible gratuitement en version numérique.

Répression et mouvements sociaux

Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs...), on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation. La justice fonctionne comme le reste de la société : dans un rapport de classes. Les moyens financiers (pour payer les avocats), les relations, la connaissance du système et même la manière dont on s'exprime, tout ceci est déterminant face aux juges.

L'objectif de ce guide d'autodéfense juridique est d'aider celles et ceux qui décident d'assurer collectivement leur défense face à la répression la plus courante, celle dont se sert massivement la justice pour faire régner l'ordre social.

La défense collective vise à se réapproprier les stratégies de défense, qui doivent être choisies par les accusés et ceux qui s'organisent avec eux, et non exclusivement par ces spécialistes du droit que sont les avocats. Elle permet de ne pas se cantonner à l'aspect juridique et légal de la défense : elle cherche à créer le rapport de forces qui évite de laisser l'individu isolé face à la machine judiciaire. En dehors des cas de défense collective, le guide fournit à celles et ceux qui sont confrontés à la répression pénale les moyens nécessaires pour la comprendre et s'en défendre le mieux possible.

Un guide d'autodéfense juridique

Quels sont mes droits lors d'une garde à vue ? Suis-je obligé de donner mon ADN ? Puis-je me défendre seul ?

C'est notamment pour répondre à ces questions que Face à la police/Face à la justice propose une vue d'ensemble des procédures les plus courantes, qui représentent plus des deux tiers des affaires jugées par les tribunaux correctionnels : comparution immédiate, convocation par procès-verbal du procureur, convocation par procès-verbal d'officier de police judiciaire. Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d'identité, garde-à-vue, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, peines, fichiers, mineurs : chacun de ces sujets est évoqué dans les treize chapitres du guide.

Face à la police/Face à la justice n'imagine pas que la procédure pénale soit une garantie pour celles et ceux qui se sont fait arrêter. Mais la machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c'est apprendre la langue de son ennemi, c'est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d'échapper aux pièges les plus grossiers et d'user de tous les moyens, même légaux, pour s'en sortir au mieux.

Dans la répression, on est dominé par l'urgence. Il est alors très utile de disposer d'un instrument déjà existant, même s'il est mis en veille lorsqu'on n'en a pas besoin. Cela permet d'avoir posé au préalable certains jalons :

  • Que l'on n'ai jamais été confronté à la justice car il n'est pas aisé de connaître ses droits notamment face à la pression des flics et des juges.
  • Que l'on ai déjà des connaissances puisque de nombreuses ramifications des dispositifs de répression existent et les stratégies face à eux nombreuses et rarement toutes connues.

Toutes les données du guide sont sourcées. Pour certains sujets (notamment pour les sans-papiers, les proches de prisonniers, ou la répression des squats), il faudra aussi consulter d'autres guides. Le guide prend en compte les évolutions récentes de l'arsenal répressif, mais celui-ci évolue sans cesse : il faudra donc consulter régulièrement le site dédié à l'actualisation du guide, actujuridique.com. Sur certains sujets, comme l'état d'urgence, un complément est disponible sur le même site.

L'auteur : un travail d'écriture collective pour l'émergence d'un outil militant

Face à la police / face à la justice est le fruit d'un travail d'écriture collective de deux années.

Les auteurs du présent guide ont participé à des collectifs de solidarité et d'autodéfense face à la répression pénale, rédigé des brochures sur le sujet et distribué des flyers du type « que faire en manifestation ». Face à la Police / Face à la Justice s'inscrit dans la continuité de ces initiatives avec la volonté affirmée de créer un guide approfondi, pratique, compréhensible et partageable.

La première édition, rédigée par Elie ESCONDIDA et Dante TIMELOS, est parue en 2007. Presque 10 ans après, la Caisse d'auto-défense collective Paris/Banlieue - dite aussi collectif CADECOL - s'est chargé d'actualiser, réviser et augmenter le guide.

Un outil à diffuser pour son contenu et en vue d'ouvrir les débats sur la défense collective

Le guide est disponible en librairie au prix de 10EUR. Par ailleurs, le collectif Cadecol organise une diffusion à prix libre du guide pour les lieux collectifs (bibliothèque militante,...) qui voudraient s'en procurer.

Le guide est avant tout un outil militant. Au tribunal, il n'est jamais simple de tenir des positions politiques. L'objectif est de s'en sortir le « moins mal possible » sans se renier ni, bien entendu, gêner la défense d'autrui . Il est important de disposer d'outils d'organisation qui doivent permettre d'articuler la défense juridique et le discours public autour de la lutte et de la répression en elle-même...

Le collectif est évidemment ouvert à toutes propositions ou initiatives visant à diffuser et faire connaître le plus largement possible ce guide. A l'occasion de la sortie du guide, le collectif souhaite organiser une tournée de présentation des thématiques évoquées dans l'ouvrage (il est possible de prendre contact).

contact : cadecol [at] riseup.net